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Jeudi 24 mars 2016 - 17h04
MAJ: jeudi 24 mars 2016 15:40

Magazine

JARDIN

Campylotropis macrocarpa, l'arbuste qui fait aimer la rentrée

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©Denis Prévôt

Le Campylotropis macrocarpa est un arbuste qui commence à fleurir quand les autres s'arrêtent, à la fin du mois d'août. Voilà un bon moyen d'embellir son jardin au moment où les arbustes à fleurs font souvent défaut.

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©Denis Prévôt

Compagnon fidèle du jardinier vacancier, le Campylotropis macrocarpa est un arbuste qui a la délicatesse d'attendre le retour de vacances de son propriétaire pour commencer à fleurir. Cette attention touchante remet généralement du baume au cœur au touriste sur le retour qui ne trouve dans sa boîte à lettres, pour tout mot de bienvenue, qu'avis d'imposition, factures et autres lettres de relance. En ce cruel moment du retour à la réalité de la vie quotidienne, quelques fleurs colorées qui pointent en grappe sur les tiges graciles d'un buisson vaporeux ne peuvent que remonter un moral déjà descendu bien bas.

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©Denis Prévôt

Un buisson trop rare

Le Campylotropis macrocarpa est un arbuste à feuilles caduques de la famille des fabacées, originaire du sud-ouest de la Chine. Avec son port buissonnant, très retombant, aussi haut que large, il occupe un espace d'environ 1,50 à 2 m en tous sens. Les jeunes rameaux, en début de saison, poussent à la verticale, avant que le poids des boutons, puis des fleurs, ne les fasse ployer en cours d'année pour lui donner un bel aspect pleureur. Peu dense, son feuillage trilobé s'insère sur des tiges fines et souples. Bien qu'original, beau, très rustique (-20 °C) et de culture facile, le Campylotropis m. se fait pourtant rare dans nos jardins.

Vivement l'automne

Les fleurs, typiques des plantes de cette famille (acacia, cytise, genêt…), avec leur corolle en forme de petit papillon, apparaissent à l'aisselle des pétioles de feuille, à la fin du mois d'août et durant tout le mois septembre, parfois même jusqu'en octobre. C'est ce qui fait l'intérêt de la plante, car les rares arbustes encore en fleur à cette saison sont généralement sur la fin poussive d'une floraison estivale. D'un mauve parfois irisé de blanc à leur base, les fleurs tombent en grappes et couvrent l'arbuste d'une belle floraison en cascade. Après fanaison, elles cèdent la place à des petits haricots plats et noirs contenant les graines. Enfin, avant de tomber en milieu d'automne, le feuillage se pare de très belles couleurs jaune orangé.

Un hiver au sec

Peu exigeant sur la nature des sols tant qu'ils ne sont pas trop calcaires, le Campylotropis m. se cultive facilement. Surtout qu'à l'instar des autres plantes de la famille, il capte l'azote de l'air, le stocke dans les nodules de ses racines et se contente, en complément, de ce qu'il trouve dans la terre, y compris la plus pauvre. Il ne nécessite donc pas d'apport d'engrais particulier. Mieux encore, il restitue aux plantes voisines, qui s'en portent généralement très bien, une partie de ce précieux nutriment. Pensez, lors de la plantation en terre argileuse, à épandre un épais lit de sable ou de gravier au fond du trou, afin de ne pas laisser les racines baigner dans une humidité stagnante délétère durant l'hiver. Résistant correctement à la sécheresse, il ne faut pas hésiter à le placer en situation ensoleillée pour bénéficier d'une opulente floraison.

L'entretien

Les fleurs bourgeonnant sur les nouveaux rameaux apparus au printemps, une taille annuelle sévère permet de maintenir leur abondance d'année en année, et ceci d'autant plus que ce travail évite à l'arbuste de tomber dans ses travers en produisant du vieux bois qui se dégarnit et fleurit peu. Il ne faut donc pas hésiter à couper les branches de la moitié de leur longueur avant chaque printemps.

Un nom bizarre

Sans doute trop rare, le Campylotropis macrocarpa n'a pas encore hérité d'un nom vernaculaire plus simple à prononcer. Cela ne serait pourtant pas un mal car son nom trompeur est issu du grec « macro » (grand), et « carpo » (fruit), alors qu'il produit des fruits d'à peine 5 mm.

Benoit Charbonneau
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